Le projet part du constat que, en Afrique subsaharienne, les taux d’achèvement du secondaire restent faibles, en particulier pour les filles. L’écart entre les sexes persiste même dans les pays où l’enseignement secondaire est gratuit. Pourtant, cela ne s’explique pas par un manque d’intérêt des parents à investir dans l’avenir de leurs filles : beaucoup financent des apprentissages coûteux auprès, par exemple, de coiffeuses, esthéticiennes ou stylistes. Des éléments anecdotiques suggèrent que les parents s’attendent à des retours plus élevés de ces apprentissages que de l’école formelle, en termes d’employabilité future. Cela crée un arbitrage important, où les filles renoncent à l’acquisition de capital humain formel pour obtenir de l’expérience pratique. Cette dynamique pourrait contribuer à l’écart persistant de revenus entre les sexes sur le marché du travail.
Ce projet vise à réduire cet arbitrage en intégrant la formation professionnelle dans l’enseignement formel. L’objectif est d’augmenter le niveau d’éducation formelle des filles tout en préservant leur capacité à intégrer le marché du travail.